…Agatha Christie était aussi une archéologue amatrice ?

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Si vous n’avez jamais entendu parler de Agatha Christie (1890 – 1976), et bien, je suis désolée pour vous – ou alors ça veut juste dire que vous êtes nés hier, ou que vous avez passé le plus clair de votre existence dans une grotte. Cela dit, même depuis votre grotte, il y a moyen d’avoir au moins ouï le nom du personnage. La Reine du Crime, comme on la surnomme, est forte d’une oeuvre comportant 67 romans policiers, 6 autres romans publiés sous le pseudonyme « Mary Westmacott », 16 pièces de théâtre, 2 livres de mémoires et souvenirs, et 14 recueils de nouvelles. Au cas où ça ne suffirait pas, et bien laissez-moi ajouter qu’elle est l’auteur le plus tiré et le plus traduit au monde, hors Bible et Shakespeare (parce que quand même, hein) – nous parlons là de plus de 100 langues et 2 milliards d’exemplaires. Et puis elle a créé Hercule Poirot. Et Miss Marple. Elle mérite le respect pour Poirot et Marple.

Dès lors, il serait bien facile d’imaginer la madame retranchée derrière sa machine à écrire, une tasse de thé dans une main parce qu’elle est british (non mais), à tremper distraitement un petit gateau sec dans son Earl Grey en se demandant comment, par les rouages d’un cerveau vachement machiavélique quand même pour une femme à l’apparence si avenante, nous laisser tous sur le cul avec *la* conclusion que personne n’avait vu venir. Non. Passionnée de voyages depuis son plus jeune âge, Agatha Christie n’a jamais eu de cesse de parcourir le monde – et, en 1930, son mariage avec l’archéologue Max Mallowan l’a amenée vers de toutes nouvelles aventures, principalement dans l’ancienne Mésopotamie (Irak et Syrie actuelles, grosso-merdo). Pas comme touriste: comme membre actif de ses expéditions.

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