…Les Misérables de Victor Hugo a été incendié par la critique à sa sortie?

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Les Misérables, c’est un monument. C’est le bouquin que je garde constamment en pleine vue dans mon appartement histoire de frimer et passer pour une meuf supra-cultivée. C’est, aux yeux du reste du monde, l’équivalent en trois volumes de littérature de la Tour Eiffel, du super-combo baguette-bicyclette-béret-marinière, de la Joconde et des rumeurs d’hygiène corporelle douteuse. Les Misérables, c’est un (pas si) petit bout de France – mais aussi un roman qui condense histoire tout court, dénonciations sociales, histoire politique, mais aussi de la philosophie, tous les idéaux du mouvement Romantique, des personnages si emblématiques qu’ils en sont devenus des noms communs, et une mare de sang à en faire pâlir George R. R. Martin. Sérieux. Tout le monde crève là-dedans, mon petit coeur a toujours du mal à tenir le coup. C’est aussi, l’air de rien, un tour de force. Cinq tomes, au moins 34 adaptations au cinéma, un musical ultra-badass, tout ça avec pour seul postulat de base qu’un type a volé du pain.

En France on déconne pas avec le pain, ok.

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